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Analyses et opinions

Les tactiques israéliennes face au terrorisme

Les développements incessants depuis le 7 octobre 2023 jusqu’à la guerre de juin 2025 ont démontré qu’Israël dispose d’un système stratégique rigoureux, sans complaisance ni hésitation face à toute menace. Le pays a subi une attaque terroriste sanglante visant à assassiner et kidnapper des civils, y compris des personnes âgées et des enfants, ainsi qu’à violer des femmes, révélant l’absence totale de boussole morale chez l’agresseur.

En réponse, Israël a prouvé sa résilience et sa capacité à passer rapidement à l’offensive, infligeant des leçons douloureuses aux assaillants et réimposant avec fermeté les règles du jeu. Cette réaction a empêché toute interprétation de l’hésitation comme une faiblesse, marquant durablement la conscience collective de l’ennemi.

La dimension la plus périlleuse de cette menace s’est incarnée dans l’opération terroriste du Hamas, crime prémédité ciblant des civils innocents avec une sauvagerie incontrôlée. Les terroristes ont tué, kidnappé et humilié des familles, des personnes âgées et des enfants selon des méthodes d’une cruauté criminelle injustifiable. Ces actes confirment qu’il ne s’agit ni d’épisodes isolés ni d’incidents fortuits, mais d’un modèle ancré dans la structure criminelle du Hamas, dont le comportement s’apparente à des gangs organisés mûs par une doctrine de haine aveugle.

Consciente que tolérer ces meurtriers mènerait à des catastrophes répétées, Israël a adopté sans délai une approche militaro-renseignement fondée sur la dissuasion préventive et la supériorité opérationnelle. En peu de temps, le pays a reconstitué une banque de cibles précise incluant dirigeants, infrastructures et sources d’approvisionnement logistique. Il a instauré un mode offensif combinant frappes aériennes éclairs, démantèlement des infrastructures ennemies et traque ciblée de figures emblématiques en plein jour. Un message sans équivoque : quiconque ose menacer Israël subira ses représailles.

La guerre de juin 2025 a ancré cette philosophie sécuritaire implacable. Face à l’Iran, qui se présente comme le parrain principal des factions terroristes, Israël a lancé des opérations d’une extrême précision contre des sites nucléaires et militaires sensibles, éliminant des cadres supérieurs dans des lieux réputés imprenables.

L’assassinat de plus de quinze responsables, dont des experts nucléaires, ne fut pas une simple manœuvre tactique, mais un coup dévastateur brisant l’aura d’invulnérabilité de Téhéran. Ceci prouve qu’Israël, lorsqu’il frappe, ne se contente ni d’avertissements verbaux ni de déclarations symboliques.

Au-delà de ces frappes chirurgicales contre la « tête du serpent », les opérations se sont étendues aux proxies terroristes de l’Iran, encouragés par son soutien financier et logistique. À Gaza, Israël a paralysé les capacités opérationnelles du Hamas et resserré l’étau autour de ses dirigeants, plongeant le mouvement terroriste dans l’impuissance.

Au Liban, le Hezbollah a dû subir le même traitement : ses infrastructures détruites et ses cadres éliminés systématiquement. Cette méthode punitive stricte s’est révélée optimale pour mater quiconque s’imagine menacer la sécurité d’Israël en toute impunité.

Au Yémen, les attaques des Houthis soutenus par Téhéran ont confirmé que cette milice n’est qu’un instrument au service des visées expansionnistes iraniennes. Ces agressions ont justifié l’élargissement de la banque de cibles et la destruction répétée des sites utilisés par ces gangs pour stocker des missiles et acheminer des armes. Les réseaux de financement et leurs banques ont aussi été frappés sans relâche pour leur faire payer le prix fort. Le ministre israélien de la Défense, Yisrael Katz, l’a clairement exprimé : « Le Yémen sera traité comme Téhéran. Après avoir frappé la tête du serpent en Iran, nous frapperons les Houthis au Yémen. Toute main levée contre Israël sera tranchée net ».

Cette déclaration résume une philosophie sécuritaire sans pitié, considérant chaque proxy terroriste comme le prolongement d’un corps unique à écraser sans merci. Ainsi disparaît l’illusion que ces organisations pourraient menacer Israël sans en subir les conséquences.

L’expérience israélienne face à ces groupes ces deux dernières années prouve que la mollesse politique ou les réponses symboliques sont désormais inefficaces. Le règlement du conflit contre le terrorisme exige des opérations douloureuses : déstructurer l’ennemi, paralyser ses ressources et abattre ses dirigeants.

Ces actions démontrent systématiquement que détruire les bases terroristes, assécher leurs financements et traquer leurs chefs n’est ni un choix circonstanciel ni une réaction émotive, mais une doctrine stratégique solide imposant une nouvelle réalité au Moyen-Orient.

Cet article a été publié initialement dans AgoraVox le 16 juillet 2025.

Dr Salem Alketbi

Le Dr Salem Alketbi est un analyste politique et chercheur émirien qui décrypte les forces qui redessinent le Moyen-Orient. Docteur en droit public et science politique de l’Université Hassan II de Casablanca (mention très honorable avec recommandation de publication), il a consacré sa thèse à la propagande politique et religieuse sur les réseaux sociaux arabes. Ses chroniques, publiées dans des médias arabes et internationaux, portent sur la sécurité du Golfe, l’Iran, la lutte contre l’extrémisme et la vision émiratie d’une région stable et prospère, fondée sur la coopération.

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