Donner une lueur d’espoir à l’ère du coronavirus

Le monde a été témoin du drame du coronavirus. Nous traversons une période où règnent la cruauté, la désunion des visions, la divergence des efforts et du déclin de la coopération internationale.
Les économies et les communautés pâtissent de la propagation de l’épidémie. Ce dont sept milliards de personnes ont le plus besoin maintenant, c’est d’une lueur d’espoir. Ils espèrent que cette étape douloureuse puisse être surpassée un jour.
La vie continuera de toute façon. Mais nous avons tous besoin de voir quelque chose de clair au bout du chemin. Nous voulons savoir qu’il y en a parmi nous qui pensent et font des projets pour l’après-coronavirus.
En un mot, l’humanité a besoin de nouvelles inspirations pour la conduire sur les chemins de l’avenir et pour surmonter les effets de cette épreuve.
Les peuples arabes sont peut-être ceux qui ont le plus besoin d’un esprit positif. Ils ont besoin de libérer leurs sociétés d’une atmosphère sombre dominant presque partout. Les Arabes ont plus que les autres besoin d’un coup de pouce moral. La présente épidémie a aggravé les préoccupations de Arabes, exacerbant la crise de confiance en eux-mêmes et la capacité de la plupart à sortir de leur dépression.
Il est donc facile de saisir ce haut degré de soupçon et de méfiance à toute déclaration arabe d’efforts visant à mettre au point un vaccin ou un traitement pour les victimes du COVID-19. Nombreux sont les sceptiques sur les médias sociaux qui se moquent même de toute déclaration d’un effort arabe dans cette compétition scientifique mondiale à la recherche d’un remède pour sauver l’humanité de l’épidémie qui sévit toujours.
Comme si les Arabes ne savaient rien faire, eux qui n’ont pas une longue histoire dans les domaines de la médecine, de la santé et d’autres domaines. SA Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, vice-Premier ministre et dirigeant de Dubaï, a parfaitement compris la nécessité de « reprendre » la civilisation arabe lors du sommet gouvernemental de février 2017. Reprendre la route sur le chemin de la civilisation humaine est une nécessité historique.
C’est avec optimisme que j’ai appris que l’agence spatiale des Émirats Arabes Unis avait assuré que la sonde Hope serait lancée à temps dans les semaines à venir. Il s’agit de la première sonde envoyée par une agence spatiale arabe pour étudier la planète Mars et son climat.
La « Hope Probe » marque un tournant scientifique dans le domaine de l’exploration de Mars, car elle ne se limite pas à l’étude de la planète sur le plan aréographique, mais aussi à étudier les couches de l’atmosphère martienne pour découvrir les causes de la perte d’hydrogène et d’oxygène gazeux, lors de la première mission spatiale qui fournit au collectif scientifique international une imagerie intégrée de l’atmosphère de la planète rouge.
La mission martienne marque aussi un changement majeur dans cette industrie longtemps dominée par les grandes puissances et les agences spatiales telles que la NASA et la ESA. La mission donne une bonne expression de la relance réelle de la civilisation arabe à partir des Émirats arabes unis. Le pays avait investi dans ses citoyens pour mener et mettre en œuvre ce projet scientifique pionnier, qui porte le slogan « Rien n’est impossible. »
Plus de 150 chercheurs, scientifiques et ingénieurs émiratis participant au projet Hope Probe ont surmonté les défis de taille pour mener à bien le projet dans les délais impartis. Leurs efforts ont été couronnés de succès en dépit de l’épidémie de coronavirus et de le confinement appliqué partout dans le monde. La sonde a été lancée avec succès depuis le site de lancement spatial de l’île de Tanegashima, au Japon.
Ce projet lui-même signifie que les scientifiques arabes sont en mesure de restaurer la splendeur de leurs prédécesseurs. Le lancement de ce projet intervient à un moment crucial où le progrès scientifique s’est avéré être la clé du progrès des nations.
Le monde, qui a été incapable de contenir l’épidémie de coronavirus, a en effet besoin de consacrer de nouveaux efforts à la recherche scientifique. Les jeunes esprits sont toujours porteurs d’idées nouvelles, et proviennent de milieux culturels, éducatifs et historiques variés qui leur offrent des perspectives diversifiées leur permettant de développer des visions novatrices. Leurs visions apportent certes un nouvel élan aux efforts mondiaux en matière de science et de recherche visant à protéger l’humanité des épidémies et des maladies.
Dans la phase actuelle, le monde a besoin, j’en suis de conviction, de l’esprit d’entreprise émirati. Cet esprit découle des visions de nos sages dirigeants qui ambitionne un monde meilleur fondé sur la coopération et la compréhension, la justice et l’égalité, la tolérance et la coexistence. Cet esprit est surtout pertinent en cette période de crise. La crise qui a épouvanté le monde a été affrontée par les EAU avec beaucoup de détermination de la part des dirigeants et du peuple.
Aujourd’hui, les EAU se penchent sur le planning stratégique pour surmonter les implications de la crise et définir une vision pour l’avenir. Le gouvernement des EAU a organisé une téléconférence à la mi-mai 2020 sur ce thème : « Preparations for the post-coronavirus, COVID-19, period » dans le but de développer le système de travail gouvernemental dans cette phase.
La réunion a véhiculé un message d’importance : la lutte contre l’épidémie ne doit pas nous détourner de la réflexion et de la planification au delà. Le dynamisme positif qui rayonne aux Émirats Arabes Unis offre une source d’espoir envers un avenir radieux.
Cet article a été publié initialement dans AgoraVox le 16 juillet 2020.




