« Tous les Etats-Unis sont à portée de nos armes nucléaires, et un bouton nucléaire est toujours sur mon bureau, c'est une réalité, pas une menace », a déclaré le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Quelques heures plus tard, le président Trump a répondu que son bouton est « beaucoup plus grand et plus puissant [et que] ça marche ».

« Nous verrons, nous verrons », a déclaré Trump aux journalistes lorsqu'il a été interrogé sur les propos de Kim. Plus tard, il a tweeté: « [les médias sociaux] sont le seul moyen de lutter contre une ‘presse’TRÈS malhonnête et injuste. »

Kim a parlé à la télévision alors que Trump a répondu sur twitter. Cela montre la différence de perspectives entre leurs pays respectifs. Peut-être que l'échange de grands mots a été exagéré, mais les deux présidents n'étaient pas si sérieux, les médias n'ont pas pris leurs déclarations au sérieux cette fois-ci. Peut-être que le monde s'est rendu compte qu'il y a un autre niveau de rhétorique enflammée.

Bien que le dirigeant nord-coréen ait commencé son discours en mettant l’accent sur le bouton nucléaire, son discours était principalement sur la détente. Il a déclaré que son pays était « ouvert au dialogue » puisqu'il a annoncé que la Corée du Nord pourrait participer aux Jeux Olympiques d'hiver en Corée du Sud.

Kim Jong-un a déclaré que son pays souhaitait accélérer la production et le déploiement d'ogives nucléaires et de missiles balistiques, mais que les relations avec la Corée du Sud pourraient s'améliorer l'année prochaine. Exprimant son désir de reprendre le dialogue, il a annoncé la réouverture de la hotline entre les deux pays. Le secrétaire de presse du président sud-coréen, Yu Yong Chan, a qualifié cette initiative d'étape importante pour relancer le dialogue avec Pyongyang, estimant « qu'elle marque un pas vers un environnement où la communication entre les deux pays sera possible à tout moment ».

 

Cette évolution positive dans la crise nord-coréenne est le résultat direct des sanctions internationales les plus sévères imposées par les Nations Unies. Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé à l'unanimité le 22 décembre 2017 la dernière série de sanctions sévères contre la Corée du Nord en réponse aux récents essais de missiles, notamment la réduction des importations de pétrole de 90%.

Le discours nucléaire nord-coréen est peut-être un prélude à des négociations directes visant à renforcer la position de Pyongyang dans le cadre des offres internationales de médiation pour résoudre la crise.

Moscou aurait appelé la Corée du Nord et les Etats-Unis à négocier en Russie, ce qui est considéré comme une extension de son nouveau rôle régional et mondial pour combler le vide laissé par le déclin de l'influence américaine. Le président Poutine a jeté une bouée de sauvetage au président Trump, en diffusant des tensions qui auraient pu aboutir à une escalade militaire dans la péninsule.