Des analyses des médias ont récemment été publiée sur les options stratégiques que les dirigeants qatariens peuvent prendre pour traiter les résolutions fixées par environ sept pays arabes et islamiques dirigés par l'Arabie saoudite pour mettre fin à l'absurdité du Qatar dans la région et présentent plusieurs scénarios pour que les autorités qatariennes se débarrassent de l'isolement étouffant imposé ces derniers jours.

Certains de ces scénarios suggèrent que les dirigeants du Qatar ont une marge de manœuvre qui leur permettrait de trouver des options pour suivre le chemin qu'ils avaient choisi.

Afin de comprendre la position des dirigeants qatariens, nous devrions connaître les considérations stratégiques, géopolitiques et économiques des relations régionales et internationales du Qatar, d'une part, et celles des pays du bloc d'autre part. Le calcul stratégique définit une option inévitable pour les dirigeants qatariens, c'est-à-dire d'accepter de vivre selon le système moral et éthique régissant les relations entre les pays du CCG et leurs peuples, ainsi que de respecter les lois et normes internationales en ce qui concerne la campagne internationale contre le terrorisme et d'éviter toute forme de soutien médiatique, financier ou militaire pour ce phénomène, et de cesser de recevoir les symboles et les dirigeants du terrorisme et de leur fournir un abri.

La conduite des dirigeants qatariens au cours des deux dernières décennies, en particulier depuis 1996, et le début de la tendance du pays à jouer le rôle d'agresseur régional, a été un chaos stratégique. Qatar veut seulement combiner les contradictions et tromper toutes les parties. Les Qatariens sont conscients que ce rôle n'est pas bénéfique pour eux et ne veulent certainement pas cette crise qui a été causée par les politiques de leur leadership, et ils ne veulent pas que leur pays se transforme en un grand bastion pour les fugitifs, les exclus, les oppresseurs et les terroristes.

Il s'agit d'une politique maladroite qui engendre des charges et des coûts élevés, bien que les dirigeants qatariens voient des gains qui ne peuvent être vus par d'autres. Il y a aussi ceux qui leur vendent de telles illusions tels que Azmi Bishara, al-Qaradawi et autres.

Le fait est que les dirigeants du Qatar n'ont qu'un seul choix rationnel pour mettre fin à cette crise avec les moindres pertes, c'est-à-dire écouter la voix de la raison, répondre aux exigences des pays avec lesquels ils ont rompu les relations. Il n'est pas logique que Tamim et son cercle aient raison et que tous ces leaders sages, modérés et expérimentés aient tort.

Les dirigeants qatariens sont pleinement conscients que l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l'Égypte sont restés silencieux depuis le milieu des années 90 du vingtième siècle. Les dirigeants de ces pays n'ont jamais prévu de prendre des décisions pour empêcher les Qatariens d'entrer dans leur pays ni de fermer l'espace aérien devant l'aviation du Qatar. Ce sont des décisions difficiles et douloureuses pour le Qatar, mais il n'y a pas eu de choix après que le Qatar ait méconnu les conseils, et vu son arrogance de croire que l'impact négatif d'Al Jazeera empêcherait les pays fraternels d'adopter une position  ferme. Le Qatar perdra beaucoup, financièrement et politiquement, à cause de cette frivolité politique. Les pertes ne se limitent pas à un secteur particulier mais affectent tous les secteurs au Qatar. L'organisation de la Coupe du Monde 2022, qui coûte des dizaines de milliards de dollars à ce jour, est maintenant menacée même si la crise actuelle est réglée. Le monde entier a connu l'autre face du Qatar et qu'il n'est pas un défenseur de la liberté et de la démocratie comme le prétend Al Jazeera, mais un commanditaire du terrorisme et de ses organisations, qu'il soit sunnite ou chiite.

Cette crise est la pire de l'histoire du Qatar depuis sa création en 1971. Il est devenu clair pour tous que les dirigeants et les médias qataris ne peuvent pas faire face à des crises majeures. Les dirigeants qatariens ont également compris que tous leurs alliés ont disparu en un instant, et chacun d'entre eux est occupé à chercher un nouvel abri ou à organiser sa situation en prévision de toute surprise. Ils ont quitté l'émir inexpérimenté sans défense après avoir refusé de rencontrer les dirigeants de la région, et après s’être révolté contre leurs positions et a pris des chemins secrets qui pourraient conduire à une fausse gloire.

Les Qatariens ont perdu leur vie tranquille à cause de cette tempête, mais nous avons tous confiance en ce que les frères Qatariens comprennent ce que leur leadership leur a fait et nous croyons à la force de nos relations fraternelles avec le peuple du Qatar.

Il n'y a pas beaucoup d'options stratégiques pour les dirigeants qatariens si le Qatar veut maintenir sa présence et ses positions. Qatar doit apprendre la leçon des mollahs et répondre à la voix de la raison, même si les instigateurs résidant dans les hôtels, à Doha et à l'étranger, essaient de dire autrement aux dirigeants qatariens.